Notre village

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Date de naissance : époque gallo-romaine.

Habitants : Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 1 182 à
1 132 Rufféennes et Rufféens.

Superficie : 1 112 hectares, soit 103 habitants par km²

Altitude : 240 m.

Code INSEE : 21535

Sobriquets : les Badauds pour Ruffey, les Bourgeois pour Echirey.

Maire : Nadine MUTIN

 

Photo d'un autre temps : 

 

 

Signe particulier :

Les armoiries de Ruffey-lès-Echirey se blasonnent "D'or à la fasce d'azur chargée d'une étoile d'argent, aux trois croissants de gueules, deux en chef et un en pointe". Elles reprennent les éléments des armoiries de la famille Desbarres.

Le nom de la commune provient de la contraction de Ruffey et Echirey, qui sont deux parties distinctes du village, l'intitulé définitif  de la commune  étant apparu en 1826.

 

Anecdote :

La fresque qui se trouve au-dessus du maître-autel est une copie fidèle des Docteurs de l'Eglise du peintre italien Francesco Sacchi (1599-1661). Copie pas si fidèle que ça puisque Léon Leniept, le peintre qui l'a réalisée, n'a pas suivi son modèle pour représenter le visage de saint Grégoire, à qui il a donné des traits ressemblant plutôt à ceux de l'abbé Jacotot, commanditaire de l'oeuvre. Espièglerie ou reconnaissance de la part de l'artiste qui, il est vrai, refusait de peindre quant sa bouteille était vide...

 

Coup de coeur :

Témoins d'une époque et de l'histoire du village :

 - le lavoir d'Echirey, alimenté par une source jaillissant du sol à cinquante mètres en amont. Tout à côté, se trouve une niche gothique portant l'inscription 1608. Le ruisseau qui longe à couvert la rue de la Motte, nourrit la mare située un peu plus loin à gauche, puis va rejoindre le ruisseau du Basmont ;

 - le lavoir du Basmont, aux cinq arcades, date de 1864 et est alimenté par l'eau du ruisseau du même nom. Son eau, dont la température est d'environ 15° en toute saison, aurait des priorités thérapeutique ;

 - la mare de la rue du Fontenis, qui aurait été construite en 1756 à la demande du seigneur de Berbisey, servait à rouir le chanvre, c'est-à-dire tremper dans l'eau les plantes textiles pour séparer les fibres que l'on pouvait ensuite filer.

lavoir bis 2014

lavoir 2014

9 divers 2014
Le lavoir du Basmont Les oiseaux du Basmont


Lavoir d'Echirey

La Mare du Fontenis

 

 

         Stèle du soldat Giroux

Le soldat Henri Giroux est assassiné lors d'une permission. Au mois d'août 1944, Henri Giroux rejoint le Maquis Liberté dans les forêts de Francheville ; au mois de septembre, après la libération de Dijon, il s'engage dans le 1er régiment de Bourgogne. Après cinq mois de campagne, il revient en permission à Ruffey. Le 23 mars 1944 au soir, il est retrouvé dans un bois de pins, la gorge tranchée, le crâne défoncé. Les soupçons se portent sur deux allemands récemment évadés. Arrêtés le lendemain près de Montigny-sur-Vingeanne, l'un deux décèdera lors d'une altercation avec ses gardiens, l'autre niera farouchement être l'assassin d'Henri Giroux. En 1946, une souscription est lancée dans le but d'ériger une stèle sur les lieux du drame, elle porte l'inscription : "Ici fut tué par les Allemands, Henri Giroux, soldat de la 1ère Armée. Jeunesse, souviens-toi du Teuton."

 

Curiosités :

Le château dit du Bas serait une maison-forte du XVIème siècle qui a gardé son corps de logis côté sud, et deux tours. Dans la cour du château, on peut voir une fenêtre à meneaux et une porte voûtée. Cette maison-forte qui, jadis, était entourée d'un fossé, fut vendue comme Bien national à la Révolution et appartient à des particuliers.

L'ancienne église d'Echirey, monument le plus ancien de la commune, dont on parle pour la première fois dans un acte de 901, a été donnée aux moines de l'abbaye Saint-Bénigne par le comte Aimar, comte de Dijon. Il ne reste plus de celle-ci que le coeur gothique datant du XIIIème siècle.

L'Eglise Saint-Grégoire de Ruffey-lès-Echirey est de style néo-classique. Elle a été construite entre 1844 et 1845 par Jean-Baptiste Fénéon-Damotte. Eglise de plan basilical, la nef est flanquée de bas côtés formant trois vaisseaux séparés par des colonnes portant les arcades. L'ensemble des vitreaux inventoriés représente l'évolution du vitrail sur un siècle : du milieu du XIXème siècle au milieu du XXème siècle. Ils relatent l'histoire religieuse et les traditions du village. Les trois fresques du XIXème siècle sont des copies dont les originaux sont au musée du Louvre (Sacchi, Poussin, Le Sueur). On peut admirer également une statue en pierre de saint Bénigne du XVème siècle, un calvaire du XIVème siècle, une statue de saint Denis en bois doré du XVIIIème siècle, une statue de saint Grégoire le Grand (patron de la paroisse) en bois doré du XVIIIème siècle, un escalier en bois dont le fût a été réalisé dans le coeur d'un arbre et des piliers monolithiques en pierre d'Is-sur-Tille. En revanche , deux torchères du XVIIème siècle, en bois sculpté et doré, classées à l'Inventaire des Monuments historiques, sont déposées au Musée d'Art sacré de Dijon.

 

Insolite :

Le clocher de l'église a été peint en bleu, blanc, rouge à deux reprises :

 - en juin 1894 : lors d'une délibération, le Conseil municipal de Ruffey vote une somme de 250 francs pour réparer la couverture du clocher de l'église communale. Le maire, Monsieur Midan, demande qu'il soit procédé au plus tôt à la réparation du clocher, et que profitant de cette circonstance, il soit peint longitudinalement aux couleurs nationales. En réponse à la lettre de Monsieur le Préfet de Côte d'Or qui s'opposait au projet, il fait remarquer qu'il n'y a eu, à l'occasion, aucune intention de porter atteinte à la dignité du drapeau national, ni au libre exercice du culte. Il s'agissait simplement d'une inspiration patriotique et caractérisée comme telle. La réparation du clocher a été faite uniquement en vue de la conservation de l'édifice considéré à titre de propriété communale et non comme étant celle de la paroisse ;

 - en mars 1922 : le Conseil municipal de Ruffey vote une somme de 1 700 francs pour la réfection du clocher en zinc par le nommé Lalevé, plombier-fumiste à Dijon, et décide, une nouvelle fois, de peindre le clocher aux couleurs nationales.